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Diapason de mars 2014 Critique de Jean-Luc Macia Page n° 88
Format : 1 CD Durée totale : 01:03:56
Label : CPO Référence : CPO777794 EAN : 0761203779420 Code Prix : DM014A
Année d'édition : 2013 Date de sortie : 15/05/2013
Genre : Classique
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Carl Heinrich Graun (1704-1759) Oratorio de Pâques, Graun WV Bv:IX 21, 20, 16, 10
Nina Koufochristou, soprano Dagmar Saskova, mezzo-soprano Jan Kobow, ténor Andreas Wolf, basse baryton Koelner Akademie Michael Alexander Willens, direction
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 Si le succès de la cantate de la passion « Der Tod Jesu » est sans égal dans l'histoire de la musique des XVIIIe et XIXe siècles, il a pourtant relégué au second plan la majeure partie du vaste répertoire vocal et instrumental de Carl Heinrich Graun. Son Oratorio de Pâques, que CPO publie ici en premier enregistrement, a malheureusement connu le même destin. La musique y est extrêmement imaginative et festive, et présente d’évidentes affinités musicales avec les cantates de Bach. Chacune des quatre cantates qui forment cet Oratorio s’ouvre sur un chœur grandiose accompagné de majestueuses trompettes. Récitatifs et arias pour basse, ténor et soprano alternent ensuite pour se terminer par un choral. Cet Oratorio de Pâques se démarque nettement par sa simplicité des œuvres tardives de Graun, même si son instrumentation colorée est très semblable à l'Oratorio de Noël ou au « Kommt her und schaut ». La très belle interprétation sur instruments d'époque de la Kölner Akademie placé sous la baguette de Michael Alexander Willens achève de faire de cet enregistrement une magnifique découverte.  The success story of the passion cantata Der Tod Jesu is without its equal in the music history of the eighteenth and nineteenth centuries and gradually obscured the rest of the composer Carl Heinrich Graun’s extensive vocal and instrumental œuvre. His Easter Oratorio, which cpo is now releasing as a recording premiere in an interpretation on historical instruments by the Kölner Akademie under the conductor Michael Alexander Willens, unfortunately suffered the same fate. The music is extremely imaginative and festive and displays a musical affinity to Bach’s cantata œuvre. Each of the four cantatas forming the oratorio begins with a grand opening chorus assuming absolutely royal splendor owing to its employment of three natural trumpets. Recitatives and arias for bass, tenor, and soprano alternate, and each cantata ends with a chorale. The more complex, more finely crafted melodic formation in the Easter Oratorio stands out significantly from the moving simplicity of Graun’s later works. In this respect as well by virtue of its colorful instrumentation, the Easter Oratorio is very much like the Christmas Oratorio and the »Grand Passion« Kommt her und schaut. A magnificent discovery!

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