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Weingartner : Intégrale de l'œuvre symphonique. Letonja.
Format : 7 SACD Hybride
Durée totale : 06:21:18

Enregistrement : 2003-2012
Lieu : Bâle
Pays : Suisse
Prise de son : Live / Stereo/Surround

Label : CPO
Référence : CPO777938
EAN : 0761203793822
Code Prix : DM069

Année d'édition : 2014
Date de sortie : 13/10/2014

Genre : Classique
Felix Weingartner (1863-1942)
Symphonie n° 1 en sol majeur, op. 23
Konig Lear, op. 20
Der Sturm Ouverture
Der Sturm Suite
Sérénade pour orchestre de cordes
Symphonie n° 4 en fa majeur, op. 61
Das Gefilde der Seligen, op. 21
Symphonie n° 2 en mi bémol majeur, op. 29
Ouverture joyeuse, op. 53
Symphonie n° 3 en mi majeur, op. 49
Ouverture, op. 56 "Aus ernster Zeit"
Symphonie n° 5 en do mineur, op. 71
Fruhling, op. 80
Symphonie n° 6 en si mineur, op. 74 "La Tragica"
Symphonie n° 7 en do majeur, pour 4 voix, chœur, orgue et orchestre, op. 88

Orchestre Symphonique de Bâle
Marko Letonja, direction

Felix Weingartner est né Zara en 1863 en Dalmatie (Autriche-Hongrie) mais à la mort du père la famille s'établit en Autriche à Graz. Il étudie le piano auprès de Wilhelm Mayer Remy (professeur de Busoni) puis fait ses humanités (musique et philosophie) à Leipzig où dès 1883 il entre au conservatoire. Il va côtoyer Liszt dont l'influence et l'amitié lui seront déterminantes. L'année suivante, il fait représenter à Weimar son premier opéra : Sakuntala. Il est nommé chef assistant à l'opéra de Könisberg puis il en devient le directeur. Sa carrière de chef va alors prendre un essor considérable, surtout à Vienne où il succède à Gustav Mahler (Volksoper, Staatsoper), à Budapest (Académie Franz Liszt) puis à Hambourg, à Darmstadt, enfin à Bâle où il cumule la fonction de directeur musical et de professeur. Il est régulièrement invité par des orchestres prestigieux, fréquente de nombreux festivals et enregistre dès l'arrivée du microsillon (notamment pour la Bristish Columbia Gramophone record company). Simultanément il poursuit une riche activité de compositeur (sept symphonies, neuf opéras, nombreux poêmes symphoniques...) tout en gérant tant bien que mal une vie privée agitée (il fut marié cinq fois !). Ses compositeurs fétiches sont Beethoven, (dont il réalisera la première intégrale des symphonies en 1935) Brahms, Liszt, Haydn et Berlioz (il collabore à l'édition complète des œuvres). Il créa entre autres des œuvres de Jospeh Marx et de Korngold et grava pour le première fois la symphonie en ut de Bizet. Weingartner fut l'auteur rappellons le, d'un traité sur l'art de diriger. Sa baguette était précise, son intuition du tempo juste immanquable (« Il y a un seul tempo, le bon » avait-il coutume de dire). Dans ses interprétations des symphonies de Beethoven, il en dévoile amoureusement l'armature et déshabille la forme sonate comme s'il dénudait une femme. Il assure l'équilibre entre chaque pupitre privilégie l'articulation du discours et régit les dynamiques de façon à entretenir un sentiment constant de mouvement. D'une autorité naturelle, sans un mot de trop, ses orchestres obéissaient au quart de tour. La musique quasiment inédite que l'on trouve dans ces huit disques sous label CPO est forcément une mine de découvertes plus ou moins heureuses. Weingartner compositeur ne manque jamais d'idées, les mouvements des symphonies le prouvent. Fraicheur, alacrité, on sent bien là l'inspiration d'un chef se disant lui-même « Quelle fort belle musique à diriger ! » pensant qu'elle ferait le bonheur de ses collègues (Hélas, sa musique n'a guère jusque là, été interprétée par de « grands » chefs). Elle n'échappa pas non plus aux critiques de l'époque : qualifiée de « Kapellmeistermusik », de Musique honnête sans grande originalité. Et même de plagiat. Weigartner reprend effectivement bien des procédés des Beethoven, Liszt, Wagner sans vraiment les citer. Ce qui donne à l'écoute du coffret l'impression d'une musique inclassable, didactique, d'une maitrise formelle évidente et versée dans un romantisme prégnant. On y décèle aussi une prédisposition pour les thèmes mélodiques héritée de Schubert. Soucieux de justifier ses œuvres et peut-être aussi de légitimer sa facilité à composer, Weigartner avait l'habitude d'annoter ses œuvres par un texte d'explication n'oubliant jamais de s'analyser lui-même (Freud n'est pas loin) lorsqu'il n'était pas totalement satisfait. En déambulant à l'intérieur de ce parcours symphonique, on pourrait lui reprocher cette trop exclusive fidélité au cadre formel « classiciste » prisé des romantiques. Weingartner vénérait Liszt et il avait aussi le goût des transcriptions : Beethoven (La grande fugue, la sonate Hammerklavier). Ses partitions semblent figées dans cet entre deux. Copier / Créer. Souci de chef de répondre à un public friand des grandes œuvres ? Si l'on compare les œuvres de Weingartner avec celles d'autres chefs d'orchestres : Furtwangler ou Bruno Walter (tenus par le même respect des canons académiques). Weigartner y gagne par son dynamisme et sa légèreté alors que Furtwangler englue souvent ses thèmes dans des développements pléthoriques. Faute de place, laissons de côté les ouvertures et poêmes symphoniques (incluses dans le coffret) qui sont des œuvres de circonstances (mais intéressantes à décortiquer dans un cours de composition au conservatoire). La Première Symphonie est une œuvre pleine de jeunesse, pimpante et au caractère primesautier. Le thème de l'Allegro est tiré d'une sonate d'Anton Rubinstein que le compositeur entendit jouer par sa mère et qui éveilla son intérêt pour l'art musical. La Seconde Symphonie est « l'héroïque » de Weingartner. Fandaronne, bruyante, d'une densité rustique, elle cite par endroits Wagner (Les Maîtres Chanteurs) et l'Allegro mosso évoque curieusement la Septième de Bruckner (que Weingartner n'admirait pas vraiment, faute de comprendre sa musique). Il existait une fausse rivalité entre les deux, Weingartner se comparant maladivement à l'autre (alors qu'il ne jouaient pas sur le même tableau). La Troisième Symphonie en mi majeur est basée sur un idée ésotérique (unissant le Soleil et la constellation Cassiopée) elle réclame un orchestre dopé et des moyens grandioses. A l'exemple du sous-texte Beethovénien, la Cinquième recèle un drame caché. Le compositeur ayant tendance à truffer de plus en plus ses compositions d'énigmes. La fugue à deux thèmes (fuga in due temi) du final est d'une qualité plastique indéniable. La Sixième Symphonie « Tragica » a été conçue en miroir à la symphonie du même nom de Schubert. De tonalité sombre, elle questionne la notion d'inachèvement et le thème du fatum en illustrant la promenade funèbre d'un marcheur isolé et vagabond éloigné de sa ville natale. Dernier opus du corpus, la Septième démontre bien, par l'astringence du propos musical, que l'évolution de l'œuvre de Weigartner est en fait parallèle à son langage musical. La matière en est avant tout intellectuelle et philosophique. Grâce à son œuvre, Der Kappellmeisterkomponist a tenté toute sa vie de relier la réalité avec la sphère de l'esprit supérieur, de briser la frontière entre la raison et la spiritualité. Y est-il parvenu pour l'auditeur d'aujourd'hui ? Il convient maintenant, pour le mélomane appaté, de découvrir les opéras et le reste de sa musique (chambre et vocale) dont un affriolant bouquet de lieder ! Et qui va s'y atteler ? Peut-être le valeureux Marko Letonja et son fier Sinfonieorchestrer de Bâle. On admire sincèrement leur prestation, engagée, lumineuse dans une intégrale qui est tout sauf laborieuse et indigeste. Chapeau ! (Jérôme Angouillant)

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