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Ignazio Cirri : Six sonates pour clavecin et violon, op. 2. Ensemble Sezione Aurea.
Diapason de juillet 2018
Page n° 89
Format : 1 CD Digipack
Durée totale : 00:50:11

Enregistrement : 01/06/2016
Lieu : Forli
Pays : Italie
Prise de son : Eglise / Stereo

Label : Passacaille
Référence : PAS1045
EAN : 5425004810458
Code Prix : DM021A

Année d'édition : 2018
Date de sortie : 02/05/2018

Genre : Classique
Ignazio Cirri (1711-1787)
6 Sonates pour clavecin et violon, op. 2
Sonate en fa majeur
Sonate en sol majeur
Sonate en do majeur
Sonate en ré majeur
Sonate en la majeur
Sonate en si bémol majeur

Sezione Aurea
Luca Giardini, violon
Filippo Pantieri, clavecin

Ecclésiastique, maître de chapelle, organiste et compositeur provincial modeste - apprécié cependant par le padre Martini, alors autorité musicale de premier plan -, Ignazio Cirri fit carrière dans sa ville natale, Forli. Son œuvre, dont la partie éditée est peu abondante, comprend essentiellement des sonates : 12 pour orgue (op. 1) et les 6 enregistrées sur ce CD (op. 2). Grâce à son frère Giovanni Battista, de 13 ans son cadet, qui, par son entremise, était devenu musicien de chambre du duc de York, elle fut publiée par des imprimeurs londoniens renommés. Dans ces 6 sonates, qui relèvent de la musique galante, le rôle principal est dévolu au clavecin. Le violon, bien moins prolixe, ponctue, suit la main droite du claveciniste, dont il reprend çà et là les motifs, les imite à la tierce, ou se borne à souligner l'harmonie par des notes tenues. La structure des œuvres — exception faite de la dernière, plus libre — est régulière : 3 mouvements vif/lent/vif, divisés chacun en 2 sections, dont le second fait amplement appel à la modulation, à la variation ou à la digression, avant de reprendre le matériau initial. C'est souple, fluide, élégant, mais assez convenu et sans grande densité. Arpèges, schémas mélodiques relativement simples, émaillés, en surface, d'ornements : l'interprétation est déliée, habile, mais il n'y a dans ces pages, à proprement parler, ni innovation, ni audace. (Bertrand Abraham)

Vers 1770, l'imprimeur et éditeur Peter Welcker mit en vente dans son magasin de musique londonien le deuxième recueil du maître de chapelle de la cathédrale de Forlì, Ignazio Cirri, intitulé Six sonates pour clavecin et accompagnement au violon. L’édition, probablement financée par le compositeur lui-même, avait été gravée et imprimée par deux habiles graveurs londoniens, Thomas Straight et Thomas Skillern, déjà actifs pour le célèbre éditeur Walsh. Elle suit son premier recueil, les Douze Sonates pour orgue, imprimé à Londres vers 1767 par deux éditeurs différents, Welcker et Longman–Broderip. Il peut sembler étonnant qu'un maître de chapelle italien de province, même s'il a du talent et qu'il est bien informé, ait pu se faire éditer dans le lointain et important centre international de l'édition musicale qu'était Londres à l’époque. Mais nous pouvons supposer que c'est le violoncelliste Giovanni Battista Cirri, frère d'Ignazio, qui l’a introduit puisque ce dernier rejoignit Londres en 1764 et publia au moins une douzaine d'œuvres, dont la plupart auprès de Welcker. Ignazio, âgé de treize ans de plus que son frère, dût avoir un rôle important dans sa formation. Il facilita aussi la rencontre entre Giovanni Battista et le Cardinal Duc de York Henri Benoît Stuart, qui visita Forlì en 1759 et qui appréciait la musique d'Ignazio : rencontre qui peut avoir favorisé le développement de la carrière internationale de Giovanni Battista. En effet, dans les années qui suivirent, il se rendit à Paris et puis à Londres, où il devint musicien de chambre du Duc de York et directeur musical du Duc de Gloucester. Ignazio Cirri vécut à l'inverse une vie résolument sédentaire, pratiquant la musique à Forlì, ville où il était né en 1711. Il se voua à une carrière ecclésiastique, reçut la tonsure en 1762 et devint chapelain de la Chapelle de la Vierge du Feu de la cathédrale de Forlì en 1731. En 1759, lorsqu'il obtint son agrégation de la prestigieuse classe de composition à l’Accademia Filarmonica di Bologna (Académie philharmonique de Bologne) et fût nommé maître de chapelle de la cathédrale de Forlì, il devint évident qu’il était un musicien émérite. C'est pour la cathédrale qu'il composa la plupart de ses œuvres, conçues comme parures pour la liturgie et généralement conservées auprès de l’Archivio Capitolare ou d'autres archives de la Romagne. En plus de sa charge comme maître de chapelle, il participa à des exécutions musicales pour des évènements particulièrement importants : comme en 1759, où sa cantate Il trionfo della Virtù (le triomphe de la vertu) fut jouée au palazzo pubblico (équivalant de l’hôtel de ville) pour la venue du Cardinal Duc de York ou comme dans les années 1764-1765, où il apparût en tant que directeur, et probablement compositeur, des musiques jouées dans l'oratoire des pères philippins de Forlì pour la fête du saint patron de la congrégation. Ignazio Cirri, ayant la double charge de maître de chapelle et d'organiste, décida en 1765 de partager cette dernière avec l'organiste Andrea Favi. Il tissa aussi des liens d’amitié basés sur une considération réciproque avec Padre Martini, autorité musicale et "étoile polaire" du monde musical de l'époque. Quelques-uns de leurs échanges épistolaires font référence à des évènements marquants de l'activité musicale de la cathédrale et de l'oratoire philippin qui coïncidaient avec les occasions liturgique de grande importance (en particulier la fête solennelle de la Vierge du Feu qui tombe le 4 février). Lors de l'exécution de cantates ou d'oratorios, Cirri demandait l'aide de Padre Martini pour trouver des chanteurs (habituellement un «sopranino» et un contralto) et des instrumentistes actifs à Bologne mais "qui ne travaillaient pas pour le Théâtre". En toute honnêteté et avec une évaluation par trop modeste de sa propre activité de compositeur, Cirri se plaignait à Padre Martini des contraintes imposées par des commanditaires myopes, préférant la musique bruyante à celle de meilleure qualité : « Le peu que j'ai fait, tout est de moi, et provient d'un don de la nature : j'ai peu entendu, encore moins vu. Composer n'est pas donné à tous, et encore moins à moi. De plus, dans nos villages, le bruit plaît plus que l'harmonie, et l'on favorise toujours le premier aux dépens du deuxième. J'ai besoin de plaire, parce que cela me nourrit : pourtant j'ai toujours cherché, quand je le pouvais, à ne pas être entièrement du côté du bruit, mais de me rapprocher d'une harmonie qui pourrait rencontrer les faveurs des ignorants, sans indécence ni déshonneur pour l'Eglise. » C'est avec autant de modestie que Cirri jugeait ses Sonates pour orgue, publiées pour « attirer les étudiants de tablature débutants, pour les habituer avec des choses faciles à l'étude d'œuvres plus raisonnées, et écrites avec plus de forces ». En réalité, ses deux recueils de sonates, lui offrirent l'honneur de voir son portrait s’ajouter à la galerie de compositeurs méritants de Padre Martini, galerie qui ornait les parois de sa bibliothèque à Bologne. Un privilège que Padre Martini réservait aux « hommes de mérite » qui « s'étaient démarqués de par leurs publications ». En 1780, à cause de « son âge avancé » et d' « un inconfort à la poitrine » qui l'affligeait, Ignazio Cirri demanda à être exempté de ses obligations ecclésiastiques et demanda l'aide d’un coadjuteur pour la direction de la chapelle. L'Évêque de Forlì désigna, avec droit de succession, son « frère germain » Giovanni Battista entretemps rentré au pays. Et en effet, à la mort d'Ignazio en 1787, Giovanni Battista lui succéda comme musicalis Capellae praefectus. Les Six Sonates appartiennent à un genre de recueils musicaux dédiés principalement au clavecin « et accompagnement au Violon », dans lesquels l'instrument mélodique a une fonction généralement harmonique et dialoguante. Un répertoire auquel contribueront de nombreux compositeurs italiens actifs en Angleterre, tels que Mattia Vento, Gaetano Pugnani et Tommaso Giordani, avant d’arriver à l'époque de Muzio Clementi et aux premiers travaux des grands auteurs de l'époque classique. Les Sonates s'articulent en trois mouvements, dont le premier et le dernier sont rapides tandis que le deuxième est lent. Seule la dernière sonate fait exception : le Rondo médian y a le tempo le plus rapide. La majorité des mouvements sont eux-mêmes divisés en deux sections, dont la deuxième propose des parcours harmoniques qui s'éloignent de la tonalité initiale et de l'atmosphère expressive de départ pour ensuite y retourner subitement. L'écriture pour le clavecin, toujours brillante et fluide dans les tempi rapides, témoigne de la profonde connaissance de Cirri des ressources de l'instrument à touches et de la maîtrise d'une technique poussée qui recourt aux arpèges, aux gammes et aux successions de passages qui demandent un travail d'exécution remarquable. Le violon converse étroitement avec la main droite du clavecin et, jouant souvent dans une tessiture plus grave (et parfois parallèle, par tierce) que ce dernier, il souligne la ligne harmonique grâce à des notes tenues et, souvent, des accords. A la différence des Sonates pour orgue, qui, justement à cause de l'instrument pour lequel elles sont écrites, avaient demandé une grande gravité et une grande rigueur et font l'usage de procédés imitatifs typiques du style ‘legato’, les Six Sonates montrent une écriture légère et de moindre densité, dans laquelle la mélodie accompagnée d'une ligne de basse (consistant quelquefois de formules répétitives) est mise en avant grâce à l’utilisation d’un foisonnement d'ornementations (appogiatures, mordants et trilles) qui vivifient la trame : des qualités que nous lions habituellement au style galant et duquel les Six Sonates sont une expression excellente et significative. Mais leurs traits essentiels ne sont pas seulement représentés par l'élégance, la brillance et la richesse des ornements. Elles offrent (pour utiliser un lexique emprunté à l'édition) un ample échantillon de modes naturels et artificiels, à savoir, de formules de variation et d'ornementation à partir de simples squelettes, c’est-à-dire des schémas mélodiques et harmoniques essentiels. La

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