|
Aleksander Tansman, un compositeur postromantique étonnant, la grande révélation de ces dernières années, dans un enregistrement consacré à ses œuvres pour violon et orchestre. Interprétation électrique de ses compatriotes, Bartosz Cajler, l’un des violonistes polonais les plus émergeants aujourd’hui, et le chef Marcin Nalecz-Niesiolowski, pleinement connu pour ces nombreux enregistrements chez DUX.  Alexandre Tansman, né le 11 juin 1897 à Lódz (Pologne) et mort le 15 novembre 1986 à Paris, est un compositeur français d'origine juive polonaise. Il entre au conservatoire de Lódz puis de Varsovie. Il y gagne les trois premiers prix de composition en 1919. Installé à Paris, il est, dans les années 20 et 30, très joué et un ami de grands de son temps (Dufy, Stravinski, Chaplin). En 1927, il rejoint les États-Unis où il crée son second concerto pour piano dédicacé à Charlie Chaplin, sous la baguette de Serge Koussevitzky. Très cosmopolite et doué pour les langues, Alexandre Tansman a entrepris un authentique tour du monde en 1932 et s'intéresse vivement tant à l'Extrême-Orient qu'au jazz. Il rencontre en particulier Gandhi. A l'instar de celle de son contemporain Ernst Krenek, sa carrière est nettement divisée par la Seconde Guerre mondiale. De retour d'exil des États-Unis, il se fixe définitivement en France, où il est l'un des compositeurs les plus joués de l'Ecole de Paris jusqu'en 1974, année à partir de laquelle il tombe assez brutalement dans l'oubli, en raison peut-être de son langage musical, certes moderne et savant, mais aussi luxuriant, en une époque où apparaissait le minimalisme.

|