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Beethoven : Mélodies irlandaises et écossaises. Schuen, Trio Boulanger.
Format : 1 CD
Total Time : 01:03:05

Recording : 01/05/2016
Location : Cologne
Country : Allemagne
Sound : Stereo

Label : AVI Music
Catalog No. : AVI8553377
EAN : 4260085533770
Price Code : DM021A

Publishing Year : 2017
Release Date : 04/10/2017

Genre : Classical
Ludwig van Beethoven (1770-1827)
"Adelaide", op. 46, pour baryton et piano
Cycle de mélodies "An die ferne Gellebte", op. 98
Auf dem Hügel sitz’ ich, spähend
Wo die Berge so blau
Leichte Segler in der Höhe
Diese Wolken in der Höhe
Es kehret der Maien, es blühet die Au
Nimm sie hin denn, diese Lie
"In questa tomba oscura", pour baryton et piano, WoO 133
Extraits de "Vingt-cinq mélodies écossaises pour baryton et trio avec piano", op. 108
n° 2, "Sunset"
n° 3, "O sweet were the hours"
n° 5, "The sweetest lad was Jamie"
n° 13, "Comme fill, fill, my good fellow"
n° 16, "Could this ill world have been contriv'd"
n° 20, "Faithfu' Johnie"
Extraits de "Mélodies irlandaises pour baryton et trio avec piano"
n° 4, "Since greybeards inform us that youth will decay"
n° 4, "The pulse of an irishman ever beats quicker", WoO 154
n° 5, "On the massacre of Glencoe", WoO 152
n° 7, "Polly Stewart", WoO 152
n° 9, "The Soldier's Dream", WoO 152
n° 10, "The Deserter", WoO 152
n° 15, "The brainspinning Swains", WoO 152
n° 21, "Morning a cruel turnmoiler is", WoO 152

Andrè Schuen, baryton
Trio Boulanger
Ilona Kindt, violoncelle
Birgit Erz, violon
Karla Haltenwanger, piano

Une part toujours méconnue du génie de Beethoven ce sera exprimée par le Lied : « An die ferne Geliebte » est quasi un journal intime, « Adélaïde » une déclaration, « In questa tomba oscura » un chef-d’œuvre. Andrè Schuen sait bien tout cela qui assemble ici ces trois pages maitresses, chantées avec ce recueillement entre douleur et espoir, élan et résignation, surtout avec la voix du bon Dieu ! Quel admirable baryton au timbre profond, aux mots légers qui chante tout cela avec des tendresses et une ivresse qu’« An die ferne Geliebte » n’avait pas connue au moins depuis Fritz Wunderlich. Il ajoute avec le Trio Boulanger six Chants écossais et huit Chants irlandais alternant mélancolie et saillies. Qui connait l’étreignante mise en musique du « Sunset » de Walter Scott dont Beethoven a transcrit avec art la mélancolie subtile ? Il le chante avec dans la voix une émotion contenue qui fait mouche. Mais il sait aussi mettre une pointe d’ironie à son « Come fill, fill, my good fellow » qu’il fait danser pourtant, emporté par les appuis savoureux du trio. Ce sera dans les chants irlandais que son art s’exhaussera dans l’humour comme dans la tristesse. « The Soldier’s Dream » , « The deserter » sont chantés « à nu », avec un art de suggérer saisissant. Quel beau baryton, quel immense chanteur, pourtant encore à l’orée de son art (Discophilia - Artalinna.com). (Jean-Charles Hoffelé)

Si Mozart est habituellement considéré comme le précurseur du Lied romantique allemand avec « Abendempfindung », Beethoven est le premier, avec « An die ferne geliebte », à en composer un cycle. Le traitement de la voix restera toujours problématique pour le musicien allemand. « Adélaïde », chef d’œuvre d’expressivité, et « In questa omba obscura », dont la grandeur lyrique ouvre la voie à l’air de concert « Ah Perfido » et à « Fidelio », resteront des coups de maître sans suite. Les arrangements de chansons écossaises et irlandaises répondaient à la commande d’un mélomane et éditeur d’Edimbourg. Contraint par la mélodie qu’il ne pouvait guère changer, Beethoven déploie son imagination dans l’accompagnement, véritable laboratoire des Trios pour piano qui suivront. Tel est le panorama auquel nous convient André Schuen et le trio Boulanger. La plasticité d’un timbre immédiatement séduisant, l’autorité de la projection, une saine mezza-voce, le baryton italien a tout pour réussir aussi bien les emportements d’« Adélaïde » que les élans héroïques de la « Tomba Obscura ». Les sentiments la « Ferne Geliebte » manquent hélas de profondeur. Les deux versants de la mélodie beethovenienne sont là, dans une belle réalisation, à laquelle ne manque que le texte des Lieder pour que le plaisir soit complet. (Olivier Gutierrez)

Art song had blossomed into a multifaceted genre by 1800, and the debate whether to favour recurrent stanza structures or through-composed form was well underway. Lieder, as the lyrical genre per se, marked out the territory in which musicians could express the most profound emotions. The best composers therefore increasingly chose to through-compose their songs – a logical step, thanks to which they were able to closely follow the content and the speech of the poems they were setting to music. Beethoven already took that very step in his earliest Lieder. The emotional value of a song such as Adelaide op. 46 (1795/96) even managed to convince a late-19th-century Vienna music critic otherwise well known for his harshness – Eduard Hanslick, who wrote in 1886: “No depiction of a youth’s enthusiastic love could be more faithful and exemplary than this Adelaide by Beethoven. What sweet, secret bliss shivers in every note of this golden melody! Perhaps the young man is not even ‘blushingly following her footsteps’ like Schiller’s suitor [in The Song of the Bell ]. Instead, this lover seems to be content to inebriate himself with his beloved’s mere name, to which he renders such profuse homage.” Beethoven originally called his setting of Matthisson’s poem a “cantata”, and Adelaide introduced a theme that would play a major role in the composer’s subsequent Lieder output: his yearning for the unattainable. No other work conveys that same subject more impressively than the one Beethoven wrote in 1816: To the Distant Beloved, op. 98, a setting of a “romantic-pastoral text” (Maynard Solomon, 1977) by Alois Jeitteles, and the first truly through-composed song cycle in music history. The songs in this cycle cannot be singled out for individual performance, since they are connected by transitions in the piano accompaniment. Schubert never took up the same idea, but it served all the more so as a model for Robert Schumann and for subsequent generations of Lied composers. Beethoven would later apply the same cyclic concept, displayed in such exemplary fashion in To the Distant Beloved, in several of his late chamber music works.……… His contribution can be described as new arrangements and harmonizations of pre-existing melodies. These were true “songs without words”, since considerations of language could not be taken into account. Beethoven’s correspondence with Thomson shows, however, that he was quite pleased with this modus operandi (although the Irish Songs WoO 152-154, conversely, did allow for a closer association between text and music).

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