FrançaisEnglish
Recherche avancée
Accueil  Catalogue  Contemporain  ALM008
MON COMPTE
MES ENVIES
MON PANIER
Catégories
Labels
Informations
Reinhold Friedl : Quatuors à cordes n° 1-3. Quatuor Diotima.
Diapason de mars 2018
Critique de Gérard Condé
Page n° 87
Format : 1 CD Digipack
Durée totale : 00:39:23

Enregistrement : 05-06/12/2016
Lieu : Paris
Pays : France
Prise de son : Studio / Stereo

Label : AlaMuse
Référence : ALM008
EAN : 3770002264072
Code Prix : DM017A

Année d'édition : 2018
Date de sortie : 07/02/2018

Genre : Classique
Reinhold Friedl (1964-)
Quatuor à cordes n° 1
Quatuor à cordes n° 2
Quatuor à cordes n° 3

Quatuor Diotima
Constance Ronzatti, violon
Yun-Peng Zhao, violon
Franck Chevalier, alto
Pierre Morlet, violoncelle

Assister à un de ses concerts est en soi une performance : ce jour-là, à la Philharmonie de Luxembourg, Reinhold Friedl, seul avec, sur et dans son piano, avait offert une prestation brute, sauvage et âpre. Pièces de métal râpant les cordes de l’instrument, violence du toucher, attaques sonores en règle, il ne faut pas attendre de ce maître de l’inside-piano (il a œuvré notamment avec Phil Niblock ou Merzbow) des quatuors à cordes plus sonnants que trébuchants. Performance physique pour l’interprète, plaisir physique pour l’auditeur, Friedl a construit ses pièces sur base d’une transformation progressive des textures, soumises à des variations aléatoires et structurées de façon informatique. On craint le calcul et l’artifice, mais la dimension physique est telle, pour qui se donne la peine de hausser le volume et de laisser sourdre vibrations, oscillations et frissonnements vers sa propre masse musculaire et l’une ou l’autre terminaison nerveuse, que, presque comme lors d’une prestation live, on se prend au jeu - celui du Quatuor Diotima exploitant ses moindres ressources -, on vit littéralement la circularité du mouvement des archets (Quatuor à cordes n° 1), le decrescendo sans aboutissement (Quatuor à cordes n° 3) et l’accélération démoniaque de celle que le compositeur appelle « pièce sportive » (Quatuor à cordes n° 2). C’est une expérience. Rare. (Bernard Vincken)

Les quatuors à cordes de Reinhold Friedl ne prétendent pas être des quatuors à cordes, ils sont anti-Goethe. Ici, il ne s’agit pas d’une conversation sophistiquée entre quatre hommes d’âge mûr confortablement assis dans des fauteuils. La musique est une performance physique pour les interprètes et destinée à être un plaisir physique pour les auditeurs. Les trois quatuors sont tous basés sur la même idée de transformation progressive d’une texture à une autre, les détails entre chaque pièce et entre les parties des pièces variant de manière aléatoire. Dans le cadre d’un doctorat à la Goldsmiths University de Londres, Reinhold Friedl a développé un logiciel aidant à modéliser ces transpositions de textures. Le quatuor à cordes n° 1 (2005 dédié à Anton Lukoszevieze, commandé par la BBC à Londres, UK) se concentre sur une chorégraphie aux sons fantomatiques, rendue possible grâce à une étrange chorégraphie : les instruments ne cessent de jouer avec leurs archets de manière circulaire. Ces mouvements simples combinés à une structure rythmique asymétrique, nous font découvrir des paysages sonores complexes mûs par une force hypnotique et qui tentent de se développer jusqu’à un point final. Le quatuor à cordes n° 3 (2016, dédié à Pierre Morlet, violoncelliste du Quatuor Diotima, commandé par G((o))ng Tomorrow Copenhagen) peut être écouté comme faisant référence à certains clichés sonores de quatuors à cordes modernes. Les accords et les mélodies célèbres sont cités mais cachés à l’état pur. Comme une douce musique sacrée, c’est un essai sur comment composer un decrescendo sans aboutissement. Glisser lentement et précisément mais en ne s’arrêtant nulle part... Le quatuor à cordes n° 2 (2009 pour le Quatuor Diotima, commande d’État pour le Festival «Les Musiques» à Marseille) est écrit pour le Quatuor Diotima comme une pièce sportive. Après un début plutôt charmant, il devient de plus en plus physique pour les interprètes qui jouent tremoli presque sans interruption, jusqu’à ce que la musique atteigne le groove rythmique final : une sorte de «disparaissez/sortez de là»!

Reinhold Friedl’s string quartets do not pretend to be string quartets: they are anti-Goethe. There is no sophisticated conversation of four elder gentlemen, sit- ting in arm chairs. The music is physical work for the performers and intended to be physical pleasure for the listeners. All three quartets are based on the same idea: smooth transformations from a given texture into another one. The random-driven details vary between the pieces and the parts of the pieces. Meanwhile Reinhold Friedl developed a software in the frame of a PHD project at Goldsmiths University London to help him modeling these texture transpositions. String Quartet n° 1 (2005 dedicated to Anton Lukoszevieze, commissioned by BBC London) is focused on a ghostly sound choreography, made possible by a strange choreography: instruments are only bowed in circles. These simple movements combined in an asymmetric rhythmical structure causes complex soundscapes, that tend to develop to a certain final state, and they do, driven by a hypnotic force. String quartet n° 3 (2016, dedicated to Pierre Morlet, commissioned by G((o))ng Tomorrow Copenhagen) can be listened to as a reference to some modern string quartet sound. Famous chords and melodies are quoted and hidden in their pure quantity. Sweet sugar music. An essay how to compose a decrescendo without a culmination point. Slowly and precisely slip away, ending nowhere. String quartet n° 2 (2009 for Quatuor Diotima, commissioned by the French State for the Festival «Les Musiques» in Marseille, France) is written for Quatuor Diotima as a sportive piece. After a charming beginning, it becomes more and more a physical challenge for the performers, playing tremolo almost without break, to get the music to the final grooving rhythmical end: get out of my face !

.  Ecrire une critique
Les clients qui ont acheté ce produit ont aussi acheté
Pietro Alessandro Yon : Intégrale de l'œuvre pour orgue, vol. 2. Rocca, Gabba.
Pietro Alessandro Yon : Intégrale de l'œuvre pour orgue, vol. 2. Rocca, Gabba.

Johann Rosenmüller : Laudate Dominum, Concertos sacrés. Mauch, Blache, Erler, Hunger, Sievers, Schwandtke, Meyer.
Johann Rosenmüller : Laudate Dominum, Concertos sacrés. Mauch, Blache, Erler, Hunger, Sievers, Schwandtke, Meyer.

Lili Boulanger : Hymne au Soleil, œuvres chorales. Baryshevskyi, Ensemble Orpheus, Alber.
Lili Boulanger : Hymne au Soleil, œuvres chorales. Baryshevskyi, Ensemble Orpheus, Alber.


Georg Schumann : Symphonie op. 42 - Ouvertures. Feddeck.
Georg Schumann : Symphonie op. 42 - Ouvertures. Feddeck.


Jaromir Weinberger : Wallenstein, opéra. Trekel, Welschenbach, Lukas, Kirch, Meister.
Jaromir Weinberger : Wallenstein, opéra. Trekel, Welschenbach, Lukas, Kirch, Meister.


Davide da Bergamo : Symphonies pour orgue, vol. 2. Scandali.
Davide da Bergamo : Symphonies pour orgue, vol. 2. Scandali.


Vivaldi : Intégrale de la musique sacrée. King.
Vivaldi : Intégrale de la musique sacrée. King.


Andrzej Panufnik : Intégrale de l'œuvre symphonique. Sitkovetsky, Wallfisch, Kupiec, Borowicz.
Andrzej Panufnik : Intégrale de l'œuvre symphonique. Sitkovetsky, Wallfisch, Kupiec, Borowicz.


Boris Tichtchenko : Intégrale des quatuors à cordes. Quatuor Taneiev.
Boris Tichtchenko : Intégrale des quatuors à cordes. Quatuor Taneiev.


Giovanni Battista Somis : 12 sonates pour violoncelle et continuo. Ensemble Il Continuo.
Giovanni Battista Somis : 12 sonates pour violoncelle et continuo. Ensemble Il Continuo.


Cage : Birdcage: 73'20.958 for a composer. Film de Hans G. Helms.
Cage : Birdcage: 73'20.958 for a composer. Film de Hans G. Helms.


Bernhard Lang : The Antomy of Disaster
Bernhard Lang : The Antomy of Disaster


Brahms : Sextuors à cordes. Ensemble Raphael.
Brahms : Sextuors à cordes. Ensemble Raphael.


Emil Nikolaus von Reznicek : Benzin, opéra. Stojkovic, Süss, Räsänen, Yang, Kindschuh, Beermann.
Emil Nikolaus von Reznicek : Benzin, opéra. Stojkovic, Süss, Räsänen, Yang, Kindschuh, Beermann.


Antonio Cartellieri : Divertissement viennois pour instruments à vent n° 1-3. Consortium Classicum.
Antonio Cartellieri : Divertissement viennois pour instruments à vent n° 1-3. Consortium Classicum.


Debussy, Sibelius, Schoenberg, Fauré : Pelléas et Mélisande. Baudo.
Debussy, Sibelius, Schoenberg, Fauré : Pelléas et Mélisande. Baudo.


Franz Xaver Richter : Te Deum 1781. Haugk, Valek.
Franz Xaver Richter : Te Deum 1781. Haugk, Valek.


Mozart : La Flûte enchantée. Said, Piskorski, Özkan, Summer, Orlowsky, Ficher, Stein.
Mozart : La Flûte enchantée. Said, Piskorski, Özkan, Summer, Orlowsky, Ficher, Stein.

Commander ce produit

12,48 €
Prix catalogue : 17,83 €
EN STOCK
Expédié sous 24h !
Produit éligible à la livraison gratuite
Livraison gratuite !
En savoir plus

ClicMag du mois
ClicMag n°62 - 07/2018
ClicMag n°62 - 07/2018
Infos label
AlaMuse
Tous les disques du label
Le site Internet du label
Faire connaître


Envoyer cet article à un ami.