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Otakar Ostrcil : Le Royaume d'Honza, opéra. Koci, Zidek, Vymazalova, Veverka, Jiracek.
5 de Diapason
Diapason de avril 2018
Critique de Didier Van Moere
Page n° 115
Classica de février 2018
Critique de Pierre Flinois
Page n° 97
Format : 2 CD
Durée totale : 02:17:33

Enregistrement : 1954-1957
Lieu : Prague
Pays : République Tchèque

Label : Supraphon
Référence : SU4224
EAN : 0099925422424
Code Prix : DM019A

Année d'édition : 2017
Date de sortie : 06/09/2017

Genre : Classique
Otakar Ostrcil (1879-1935)
Le Royaume d'Honza (Jack's Kingdom), opéra en 3 actes, op. 25
Variations pour grand orchestre "Calvary", op. 24

Jaroslava Vymazalová, soprano
Ivo Žídek, ténor
Premysl Kocí, bass-baryton
Jaroslav Veverka, basse
Chœur de la radio de Prague
Jirí Pinkas, direction
Orchestre Symphonique de Prague
Václav Jirácek, direction
Czech Philharmonic Orchestra
Vaclav Neumann, direction

Directeur du théâtre national de Prague de 1920 à 1935, Otakar Ostrcil a laissé un nombre restreint d’œuvres de très grande qualité, fortement marquée par le post-romantisme autrichien, en particulier Mahler. Son opéra « le royaume de Honza » (1935) d’après une nouvelle de Tolstoï est un pladoyer pour la paix qui trouve un écho particulier dans la période de sa rédaction, peu avant le déchainement de la seconde guerre mondiale. Le conte qui voit la victoire du jeune paysan généreux Honza sur un diable bien peu effrayant (et bien peu malin à tous les sens du terme…) est mis en musique avec un brio qui n’est pas sans évoquer tant Mahler que parfois aussi Janacek, voire « le Coq d’or » de Rimski-Korsakov. La troupe de la radio de Prague réunie en 1954 défend avec un naturel absolu ce petit joyau de la musique tchèque du XX° siècle (le livret est fourni, en tchèque et en anglais seulement hélas). Quant au complément, il vaut à lui seul l’achat de cet album. Les stations de la croix, variations pour grand orchestre (1928), sont en effet le chef d’œuvre orchestral d’Ostrcil. Vaclav Neumann en a signé une version de référence bien connue des discophiles pour Supraphon en 1979; mais le même éditeur nous offre ici un inédit majeur avec cette gravure monophonique de 1957 par les mêmes interprètes. Cette page somptueuse, d’une écriture orchestrale d’une grande puissance, est l’un des sommets absolus de la musique symphonique tchèque du XX° siècle, et disposer de cet inestimable complément rend cet album absolument indispensable. (Richard Wander)

Que faire de l’opéra en Tchéquie après Dvorak et Smetana face à la révolution Janacek ? Otakar Ostrcil (1879-1935) était un moderniste, chef de grande envergure, défenseur acharné justement de Janacek dont il créa Les Voyages de M. Broucek qui firent un flop, il imposa au répertoire de la Philharmonie et du Théâtre National Debussy (première tchèque de Pelléas et Mélisande en 1921), Milhaud, Stravinski, Berg, et dévoila à Prague tous les opéras de Janacek montés d’abord à Brno. Pour son ultime ouvrage lyrique, Jiri Maranek lui brosse un livret librement adapté d’Ivan le fou de Léon Tolstoï, lui fournissant une parabole sur le bien et le mal qui, derrière son ton de conte de fée avec diable et princesse malade, proteste implicitement contre la montée du nazisme. Sa création à Brno en 1933 puis à Prague l’année suivante étonna le public et la critique : l’œuvre faisait oublier son pillage raisonné des modes populaires par une couleur amère, des sonorités âcres, un ton desséché qui reprenait les audaces des compositeurs les plus persiffleurs de la nouvelle génération tchèque, celle qui allait disparaître dans les camps de concentration – Krasa, Haas, Ullmann. Littéralement, sa langue était celle de la seconde Ecole de Vienne, sa syntaxe, celle des compositeurs modernistes de la République de Weimar, tels Hindemith ou Krenek. Cette veine expressionniste est ici magnifiée par la direction acérée de Vaclav Jiracek – personnalité majeure de l’histoire de la direction d’orchestre tchèque, mahlérien historique dont l’art fut trop peu documenté – et emportée par une troupe qui ose charger les caractères pour peindre la parabole. Admirable le Honza d’Ivo Zidek aux aigus si pleins : il les conduit tous dans ce conte noir où Ostrcil stylise jusqu’à une certaine ascèse sa veine lyrique. Mais il faut souligner aussi le grain si noir, la voix si mordante de Premsyl Koci : il y a du Wotan dans son Diable. Les ingénieurs de Supraphon ont restauré aussi bien qu’ils ont pu cette bande restée jusque là inconnue ; sa mono sèche correspond assez à la nature de l’ouvrage. L’éditeur y a ajouté la première version du terrible Calvaire, chef-d’œuvre symphonique de l’auteur dont Vaclav Neumann et la Philharmonie Tchèque soulignent les vastes lignes inflexibles, l’orchestre si mahlérien. Ils y reviendront bien plus tard pour une seconde version parée des conforts de la stéréophonie, mais la vérité de l’ouvrage est bien ici, dans cette monophonie qui saisit le grain des cordes. Quatre mois après la création du Royaume d'Honza, Otakar Ostrcil rendait son dernier soupir, s’épargnant l’holocauste qui arrivait (Discophilia - Artalinna.com). (Jean-Charles Hoffelé)

The complete recording of Jacks’s Kingdom, the final opera by Otakar Ostrcil (1879-1935), a remarkable fairy-tale work with an antiwar message, is now being released on CD for the first time. It is based on L. N. Tolstoy’s short story about a land ruled by the good-natured Ivan (transformed in the opera into Honza, or Jack) who knows not what spite is. In his kingdom, soldiers do not wage wars, yet dance and love, all diseases are cured and people are happy. Honza brings to all the people the miraculous star of compassion, love and peace, possessing so great a power that it even cures the incurable Princess and prevails over the Devil himself. When the opera was premiered in Brno (1934) and subsequently presented in Prague, it gave rise to a conflict between Ostrcil and a part of Czech society. The reason why the work, in which Honza fights with the Devil, striving to conquer the world, became a sensation was that it was staged shortly after Adolf Hitler had seized power in Germany. In the wake of World War II, another four productions of Johnny’s Kingdom were created in Prague and Brno, with the most recent one receiving its premiere in 1959. The present CD features the one and only studio recording of the opera, made in 1954 by the Prague Radio Symphony Orchestra, with Ivo Žídek, Jaroslava Vymazalová and Premysl Kocí singing the lead roles. The CD also contains a unique recording of Ostrcil’s Calvary, Op. 24, made in 1957 by the Czech Philharmonic, conducted by Václav Neumann.

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