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Boris Tichtchenko : Symphonie n° 5 - Concerto pour flûte. Zverev, Nasedkin, Serov.
Diapason de juin 2018
Critique de Patrick Szersnovicz
Page n° 113
Format : 1 CD
Durée totale : 01:17:36

Label : Northern Flowers
Référence : NFPMA99111
EAN : 4607053326185
Code Prix : DM016A

Date de sortie : 07/02/2018

Genre : Classique
Boris Tichtchenko (1939-2010)
Symphonie n° 5
Concerto pour flûte, piano et cordes, op. 54

Valentin Zverev, flûte
Alexei Nasedkin, piano
Orchestre Symphonique de la Radio et de la Télévision de Moscou
Maxim Shostakovich, direction
Edward Serov, direction

En 1976, deux ans après sa démesurée 4° symphonie, disponible sous la baguette inspirée de Rozhdestvensky chez le même éditeur, Boris Tichtchenko revient avec sa 5° à une œuvre dont la forme en cinq mouvements et les dimensions (quarante-cinq minutes) renvoient ouvertement à son mentor Chostakovitch. A l’audition, le mélange de désolation dans le prélude et de sarcasme dans le rondo final renforce encore cette impression de proximité spirituelle avec le maître de Tichtchenko. Que ce soit précisément Maxime Chostakovitch, fils du compositeur, qui nous guide dans les méandres de cette partition grandiose revêt dès lors une valeur hautement symbolique, même si l’orchestre d’Etat de la défunte URSS n’est pas toujours exemplaire de précision et de mise en place. Le complément est une véritable curiosité car le concerto pour flûte, piano et cordes, s’il fait la part belle à la flûte, le piano jouant plus un rôle de continuo vis à vis de l’orchestre à cordes, témoigne de l’ouverture d’esprit et de style tous azimuts du compositeur de Saint Pétersbourg dont la réhabilitation s’impose avec évidence. Chostakovitch a acquis droit de cité au répertoire, Weinberg s’y fait sa place, le temps doit venir maintenant de Tichtchenko. (Richard Wander)

En 1978 Maxime Chostakovitch créa la 5e Symphonie que Boris Tishchenko avait achevée deux années plus tôt : un requiem en cinq stations – Prélude, Dédicace, Sonate, Interlude, Rondo – tombeau quasiment abstrait dès son premier mouvement, stèle de sons lunaires dédiée à la mémoire de Dimitri Chostakovitch dont Tichtchenko fut tout à la fois le disciple mais surtout un des proches parmi les proches durant les dernières années de la vie du compositeur du Nez. L’œuvre est probablement la plus abstraite, la plus futuriste qui ait coulé de sa plume, hommage évident au Chostakovitch des premières œuvres, en particulier à celui de la Deuxième Symphonie, mais aussi au Chostakovitch le plus sombre : la partition cite en les masquant à peine des fragments des 4e et 8e Symphonies. Heureusement l’enregistrement de la création à la radio de Moscou a survécu, Maxime Chostakovitch en dirigeant les jeux formels avec audace, faisant crisser les timbres, épurant les harmonies où creusant l’espace sonore. Au centre de l’œuvre, la Sonate est un diamant brut, une folie d’ostinato, comme un grand cri d’angoisse contenue. Quelle œuvre ! avec laquelle contraste le dessin un rien néoclassique du Concerto pour flûte, piano et cordes dédiées à l’infatigable thuriféraire des œuvres de Tichtchenko, le chef d’orchestre Igor Blazhkov. Le vaste monologue qui ouvre l’œuvre est un appel à l’introspection, une rêverie nocturne où le silence semble se refermer sur la flûte avant que l’orchestre ne fasse entendre un tapis de graves, procédé cher à Tichtchenko qui aime ce contraste de l’addition des deux tessitures les plus opposées de l’orchestre. Tout le concerto joue en finesse de ces oppositions, le piano égrenant des ostinatos, les cordes dessinant des arabesques fuligineuses (l’Allegretto), c’est d’ailleurs la partition la plus heureuse de son auteur, capricieuse (l’Allegro où le piano devient l’acteur principal), voire même teintée d’une pointe d’étrange (le final surprenant, qui ne quitte pas la nuance piano). Mais elle renferme une émotion pure, celle qui vous étreindra en entendant le Lento rubato. Ecoutez seulement. (Jean-Charles Hoffelé)

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